La relation éducateur-joueur

Importance d'un bon relationnel

On ne doit pas considérer uniquement le joueur et l’éducateur séparément. En effet, c’est surtout la relation qui existe entre eux qui est génératrice de succès ou d’insuccès.Tel enfant qui, pour différentes raisons, s’exporte avec son potentiel physique et intellectuel dans une autre structure, école, club…peut devenir plus ou moins performant. Le phénomène est analogue pour l’éducateur. En difficulté dans un contexte, il peut devenir d’une grande efficacité dans un autre…


Un bon relationnel : comment ?

Diriger un groupe de jeunes, mener une séance, aujourd'hui ça s'apprend !
Très longtemps la relation pédagogique se résumait à "Regarde ce que je fais, et fais comme moi..." ou "Fais comme je te dis..."
Aujourd'hui, ces idées ne sont plus efficaces, que ce soit dans les écoles ou sur les terrains de sports. Il faut autre chose pour que le capital connaissance et expérience de l'éducateur soit transmis aux joueurs. Il doit y avoir une meilleure efficacité dans la manière et l'art de transmettre des principes, de faire appliquer les consignes.


Il faut savoir communiquer

Le but de l’éducateur est d'amener le joueur à atteindre son objectif. Il a pour tâche de l'aider à le clarifier et à le fixer.
Pour arriver à ce résultat, il lui faudra établir le rapport avec son joueur, tout en commençant à recueillir les informations nécessaires : d'une part sur les conditions présentes qui satisfont ou ne satisfont pas celui-ci, d'autre part sur l'objectif qu'il se fixe. Dans ce but, il va mettre en oeuvre les techniques de communication appropriées.
A défaut d'être ce que nous faisons le mieux, communiquer est ce que nous faisons le plus souvent. Nous vivons dans l'univers de la communication comme le poisson vit dans l'eau ; comme lui nous y sommes immergés en permanence.
On ne peut pas ne pas communiquer. Discours ou silence, action ou inaction, calme ou agitation, tout comportement a valeur de message. Ces messages verbaux et non verbaux que nous émettons révèlent quelque chose de nous même et de la façon dont nous vivons la situation dans laquelle nous nous trouvons. Ils sont captés consciemment ou inconsciemment par nos interlocuteurs et exercent une influence sur eux.
Que l'influence que nous avons les uns sur les autres soit voulue ou non, est secondaire par rapport au fait qu'elle est belle et bien réelle, et on peut considérer d'un point de vue pragmatique que communiquer et influencer sont pratiquement synonymes. Le tout est de savoir comment nous le faisons et à quelle fin.
C'est à partir de notre sens de l'observation, que nous pouvons évaluer l'influence que nous exerçons sur nos interlocuteurs.
Car une chose est certaine, la responsabilité de se faire comprendre incombe à l'émetteur, à plus forte raison si il évolue dans le monde de la pédagogie et de l’éducation.
La signification d'un message est donnée par la réponse qu'elle suscite. Ce n'est pas l'intention qui compte, aussi bonne soit - elle, mais la réaction obtenue, seul critère d'évaluation probant.


Il faut connaître le joueur

Connaître les caractéristiques psychophysiques et sociales inhérentes aux différents âges du jeune footballeur. Connaître les qualités techniques, tactiques, athlétiques, psychologiques que l'on peut ou que l'on doit exiger du jeune joueur d'aujourd'hui et que l'on doit développer chez le joueur de demain.


Il faut se connaître soi-même

C'est un critère fondamental, il est préférable de travailler avec ses qualités que de vouloir copier les autres. Il est important qu'un éducateur sache dans quel registre il est le plus efficace. Il ne faut pas jouer la comédie, il ne faut pas tricher.


Il faut créer un contexte relationnel favorable

Si l'étude des personnalités tant physiques que psychologiques des entraîneurs, des éducateurs, des enseignants qui réussissent, laisse apparaître des différences importantes, parfois même diamétralement opposées, l'observation de plusieurs relations, entraîneur-joueurs, enseignant-enseigné, peut déceler des constantes, précises, réelles.
La capacité de motiver est incontestablement, une de ces constantes. Manager, c'est motiver! La motivation est la clef de voûte du managérat. Pour rejoindre Jacques BREL, on peut dire que Motiver, c'est tout simplement donner envie de faire quelque chose... Envie de faire quoi ? Essentiellement d'avoir du plaisir.
Motiver, c'est donner de l'énergie à ses joueurs, en leur donnant une première "dose" de plaisir, en les respectant, en communiquant avec eux d'une certaine façon...
Chaque fois que l'éducateur entame une relation avec un joueur de son équipe, il a en fait une triple relation. La première s'établit avec l'individu, la seconde avec le collaborateur et la troisième avec le footballeur.


avec l'individu

C'est une prise de contact personnelle qui débute par un premier regard positif et se termine par un dernier regard positif. Cette prise de contact souligne qu'il y a une relation avec M. UNTEL OU UNTEL avant d'avoir affaire au collaborateur. L'individu existe en tant que tel, avec ses joies et ses peines, avant de prendre rang dans le groupe.


avec le collaborateur

L'éducateur informe sur les objectifs, il fait partager le projet du club, de l'équipe, du joueur avant que celui-ci ne devienne le footballeur.


avec le footballeur

C'est le dernier stade de la relation. Les objectifs sont fixés et ne se discutent plus, il reste à établir le plan opérationnel qui amène aux objectifs. C'est le moment du lancement de séquence qui peut être annuel, trimestriel...journalier, et balisera parfaitement l'itinéraire du joueur.
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